Comprendre

La santé mentale est l’affaire de tou⸱tes.
L’OMS, dans sa définition de la santé, rappelle la composante mentale :
« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité. »
Une bonne santé mentale ne doit pas être seulement définie comme l’absence de troubles psychiques, puisque le concept de rétablissement présuppose qu’il est possible pour les personnes concernées d’avoir une bonne santé mentale : grâce à des relations sociales satisfaisantes, une activité épanouissante, ou encore une bonne estime de nous-mêmes.
Pour aller plus loin, nous vous proposons de visionner Le Cosmos Mental® : Un clip Psycom pour comprendre la santé mentale et ce qui l’influence.
Le rétablissement est un processus qui fait office de valeur principale au RéPsy. Nous savons qu’il est possible se rétablir d’un problème de santé mentale comme on se rétablit d’un problème physique. Nous entendons le rétablissement comme la définition que propose Patricia Deegan, défenseure des droits des personnes handicapées, psychologue et chercheuse :
« une façon de vivre une existence satisfaisante, pleine d’espoir et productive malgré les contraintes imposées par la maladie. Le rétablissement englobe l’acquisition d’un nouveau sens et d’un nouvel objectif de vie à mesure que la personne se défait des effets dévastateurs de la maladie mentale. »
Le rétablissement n’est pas linéaire, et il n’existe pas une manière unique de définir le rétablissement. Larry Davidson, professeur de psychiatrie, précise qu’il s’agit d’ « une attitude, une manière de vivre, un sentiment, une vision, ou une expérience plutôt qu’un retour à la normalité ou la santé. »
Aussi, Nicolas Franck décrit trois piliers du rétablissement : « le rétablissement personnel, qui ne peut être défini que par le sujet lui-même, est favorisé par le rétablissement clinique (…), par le rétablissement social, mais aussi par le rétablissement fonctionnel ».
Ce processus s’accompagne généralement de la prise en compte des vulnérabilités de la personne, tout en s’appuyant sur ses forces, ses ressources et ses capacités. Les case managers au RéPsy ont l’ambition d’aider les personnes à y parvenir.
La réhabilitation psycho-sociale, quand elle est pensée dans un objectif de rétablissement, constitue :
« l’ensemble des actions mises en œuvre auprès des personnes souffrant de troubles psychiques au sein d’un processus visant à favoriser leur autonomie et leur indépendance dans la communauté ».
Matthieu Duprez (2008).
Pour le psychiatre Nicolas Franck, « la réhabilitation psychosociale désigne des pratiques et une posture qui promeuvent les capacités à décider et à agir des personnes ayant des troubles mentaux sévères ».
La chercheuse Marianne Farkas explique que l’objectif à terme est d’ « améliorer le fonctionnement de la personne pour qu’elle puisse remporter des succès et éprouver des satisfactions dans un milieu de son choix et avec le moins d’interventions professionnelles possibles ».
L’empowerment, en opposition à certaines pratiques paternalistes, s’incarne dans le fait de reprendre le contrôle sur sa propre vie.
Tim Greacen, docteur en psychologie, estime qu’il s’agit de « l’acquisition du pouvoir d’agir, d’affirmer sa place, de se construire son avenir soi-même ».
Le RéPsy est très attaché à promouvoir une co-construction de son accompagnement, qu’il soit individuel ou en groupe. Nous militons pour une meilleure prise en compte des volontés des personnes dans leurs parcours.
« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. »
Loi n°2005-102 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées.
Le handicap psychique est à différentier du handicap mental, qui qualifie à la fois une déficience intellectuelle (approche scientifique) et les conséquences qu’elle entraîne au quotidien (approche sociale et sociétale).
Le site du PSYCOM propose quelques exemples de troubles psychiques qui peuvent être à la source de handicaps.
Faut-il que je sois en situation de handicap pour être suivi⸱e au RéPsy ? Non. Les personnes suivies au RéPsy n’ont pas besoin nécessairement d’avoir une reconnaissance de situation de handicap. Toute personne qui se sent limitée dans sa vie du fait de ses troubles psychiques, supposés ou diagnostiqués, peut prétendre à être accompagnée au RéPsy.
Les troubles du spectre de l’autisme (TSA) regroupent un ensemble de troubles neurobiologiques qui agissent sur le développement des personnes dites « autistes ».
Ils se caractérisent notamment par des dysfonctionnements dans les interactions sociales, la communication, les comportements et les activités.
L’autisme n’est pas une maladie, si l’on se réfère au sens donné par le DSM-5, le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (« Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders »), publié par l’American Psychiatric Association.
Il est également erroné d’affirmer qu’il s’agit d’un handicap mental. En effet, 70% des personnes avec un TSA n’ont pas de trouble du développement intellectuel associé selon la Haute Autorité de Santé (HAS).
En revanche, il n’est pas exclu que les TSA s’accompagnent de problèmes psychiatriques tels que la dépression ou l’anxiété. C’est d’ailleurs parce qu’il provoque une certaine vulnérabilité au quotidien que l’autisme est considéré depuis 1996 comme un handicap, à part entière. Cette reconnaissance donne ainsi accès à un certain nombre de droits.
Si vous voulez en savoir plus à ce propos, nous vous invitons à consulter le dispositif Autisme Info Service.
Le handicap psychique est la conséquence de troubles psychiques limitant l’activité et la participation sociale et professionnelle.
Le handicap mental est la conséquence d’une déficience intellectuelle, c’est-à-dire « un arrêt du développement mental ou un développement mental incomplet ».
Puis-je venir au RéPsy si je suis en situation de handicap mental ? Oui et non. Le RéPsy se veut être un dispositif d’accueil inclusif, si vous en ressentez le besoin vous pouvez toujours vous diriger vers nous. Cependant, si nous ne sommes pas habilités à vous accompagner correctement, il est probable que nous vous orientions vers d’autres structures plus à même de vous aider.
Les personnes vivant avec un trouble psychique sont parfois victimes de considérations négatives, voire dégradantes. Cela peut entraîner une mise à l’écart de la personne concernée : ce phénomène s’appelle la stigmatisation.
Aussi, cette stigmatisation peut donner lieu à des discriminations : soit toutes les actions qui visent à mettre à l’écart les personnes. Cela peut se traduire dans de nombreux domaines comme l’emploi, le logement, la pratique d’un sport, etc.
Le saviez vous ? L’auto-stigmatisation, c’est à dire les croyances négatives portées par la personne elle-même, constitue un frein dans le parcours de vie.
Pour lutter contre cela, le RéPsy s’engage fermement contre la stigmatisation, en multipliant ses actions pour une meilleure connaissance de la santé mentale. Le PSYTRUCK est l’un de nos outils !
Le RéHPsy, avec un « H », est notre ancien nom ! Il correspondait à « Réseau du Handicap Psychique ». La philosophie du handicap psychique fait toujours partie des valeurs du réseau, et c’est en la préservant que nous élargissons nos perspectives en choisissant le nom RéPsy !
Le « Ré », ça veut dire quoi ?
- « Ré » de la Réhabilitation psychosociale : on considére la situation de la personne non seulement du point de vue de sa maladie mais encore de son fonctionnement et environnement. On oriente et accompagne si nécessaire vers des soins et services pour une autonomie améliorée dans la communauté
- « Ré » pour propose des interventions orientées Rétablissement en favorisant l’autodétermination et la participation des personnes concernées.
- « Ré » pour décloisonner les acteurs du parcours en actionnant un Réseau de partenaires partageant un référentiel d’évaluation des situations et proposant des ressources adaptées à chaque situation.
Et « Psy » alors ?
- Personnes présentant des troubles psychiques et ayant donc des handicaps psychiques
- Personnes présentant des difficultés psychiques non diagnostiquées entrainant une perturbation du fonctionnement